Penoplastie – allongement

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Définition, objectifs et principes

Chirurgie esthétique de la verge ou penoplastie ou phalloplastie esthétique

La pénoplastie ou phalloplastie esthétique est une intervention visant à augmenter la taille de la verge soit en longueur, soit en circonférence. La taille du sexe masculin peut être une préoccupation majeure pour certains hommes, la taille modeste de leur sexe étant mal ressentie et mal vécue. En effet, la taille de la verge est extrêmement variable d’un homme à un autre, tant en longueur qu’en circonférence, et cela aussi bien au repos qu’en érection.

La pénoplastie ou phalloplastie esthétique permet un allongement et/ou un élargissement et s’adresse à des hommes dont le pénis a le plus souvent une taille dans les limites de la normale, mais qui leur cause des préoccupations physiques et psychologiques.

La pénoplastie ou phalloplastie d’allongement qui n’est effective que sur la verge au repos, s’adresse souvent à des sportifs car elle ne saurait améliorer les hommes qui ont une ambition pour leur vie sexuelle.

La pénoplastie d’allongement peut être pratiquées isolément ou en association avec une pénoplastie d’élargissement. D’autres gestes complémentaires peuvent être réalisés : injections d’augmentation du gland, plastie de frein, plastie de prépuce ou circoncision.

L’allongement s’effectue par la libération du ligament suspenseur de la verge qui relie les corps caverneux à l’os du pubis afin de désenfouir le sexe. Ainsi, la verge se trouve extériorisée et les corps caverneux sont libérés.

On obtient ainsi un allongement de 3 à 6 cm, mais le gain ne concerne que la verge flaccide.

Avant l'intervention

Il est fondamental pour votre chirurgien de bien connaître votre vie sexuelle avant de prendre une décision opératoire. Vous ne devez donc pas être surpris d’un interrogatoire précis sur vos rapports sexuels, vos érections… Selon les cas, il pourra même vous adresser à un urologue, un sexologue ou un andrologue.

En cas de trouble fonctionnel telle qu’une dysfonction érectile, un traitement médical peut vous être proposé qui optimisera votre résultat. Il pourra parfois vous conseiller de consulter en couple.

  • Un bilan pré-opératoire est réalisé conformément aux prescriptions. Le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures avant l’intervention.
  • On recommandera l’arrêt du tabac 15 jours avant l’intervention, et poursuivi deux mois après, car il entraverait la prise de la greffe graisseuse pour l’élargissement, et retarderait la cicatrisation pour l’allongement.
  • Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention.
  • Un traitement préventif est recommandé chez les sujets prédisposés à l’herpès génital afin d’éviter une éruption post-opératoire.
  • Il est conseillé de ne pas se raser soi-même avant l’opération et c’est directement en salle que s’effectuera une dépilation dans des conditions d’asepsie optimales.
  • Il est fondamental de rester à jeun (ne rien manger ni boire) 6 heures avant l’intervention.
  • Un traitement visant à supprimer temporairement les érections est débuté dès ce stade afin d’assurer une cicatrisation en toute quiétude.

Type d’anesthésie : La phalloplastie d’allongement nécessite pratiquement toujours une anesthésie générale classique durant laquelle vous dormez complètement.

Modalités d’hospitalisation : Pour l’allongement, une hospitalisation d’une nuit est habituellement nécessaire.

L'intervention

La libération du ligament suspenseur de la verge se pratique selon des techniques propres à chaque chirurgien qui saura les adapter à votre cas. Ainsi, le tracé de l’incision aboutit à une cicatrice de forme variable, soit en Y inversé situé sur le pubis et descendant sur le scrotum, soit en forme de Z.

Parfois, selon la morphologie du scrotum une petite incision complémentaire est nécessaire à la racine de la verge sur les bourses.

  • Un pansement hermétique non compressif est confectionné en fin d’intervention.
  • Le gain obtenu (3 à 6 cm) dépend des conditions anatomiques rencontrées et est donc impossible à prévoir en pré-opératoire.
  • La verge est bien allongée à l’état flaccide le gain est le plus souvent minime en érection.
  • En fonction du chirurgien et du cas clinique l’opération peut durer de 60 à 90 minutes.

Après l'intervention

Les suites opératoires sont en général peu douloureuses, ne nécessitant que rarement des antalgiques simples. Toute érection intempestive devra faire ajuster le traitement médical préventif. Chaque chirurgien a son protocole et le propose à son patient. Une antibiothérapie est généralement prescrite.

Un oedème et des ecchymoses sont habituels après un allongement. Des soins locaux attentifs et très précautionneux seront effectués quotidiennement pendant une dizaine de jours jusqu’à cicatrisation complète.

Le port d’un slip de maintien par-dessus les pansements est obligatoire pendant quinze jours afin d’éviter toute traction sur la cicatrice. Les fils de suture se résorberont en principe en dix à quinze jours, date à laquelle la cicatrisation est obtenue.

Les douches seront réautorisées après cicatrisation complète. On conseille d’attendre trois semaines pour la reprise progressive d’une activité sexuelle.

Il y a lieu de prévoir un arrêt de travail de 5 à 10 jours en fonction de la nature de l’activité professionnelle. Un travail sédentaire peut être, dans la plupart des cas, repris rapidement dans les jours qui suivent. Toute activité physique est proscrite avant cicatrisation complète.

Enfin on conseille d’attendre 1 à 2 mois pour reprendre des activités telles que moto, cyclisme ou équitation.

Le résultat

Le résultat peut être jugé au bout de quinze jours dès l’obtention de la cicatrisation cutanée. La verge est allongée de 3 à 6 centimètres au repos ; en érection le gain est nul ou minime.
Les cicatrices rosées et inflammatoires au départ, s’estompent progressivement.
On peut observer une pilosité pubienne descendant sur la racine de la verge amenant parfois les patients à demander une épilation.
Les érections conservent toute leur vigueur, mais on peut observer dans certains cas, une minime diminution de quelques degrés de la verticalité de l’érection qui ne saurait affecter les relations sexuelles.
La cicatrice correctement masquée dans la pilosité pubienne ne viendra pas signer l’intervention qui restera insoupçonnable, vous permettant si vous le souhaitez de ne pas la révéler à une future partenaire.
En conclusion, le but de cette chirurgie est d’apporter une amélioration et non pas d’atteindre un volume et une longueur spectaculaires.

Le plus souvent la pénoplastie d’élargissement ou d’allongement correctement indiquée et réalisée rend un réel service au patient avec l’obtention d’un résultat satisfaisant et conforme à vos attentes. Cependant il n’est pas rare que des imperfections localisées soient observées sans qu’elles ne constituent de réelles complications.

Elles peuvent résulter d’un malentendu concernant ce que l’on peut raisonnablement espérer.

Certaines d’imperfections localisées peuvent cependant exister:

  • Des imperfections peuvent survenir du fait de réactions tissulaires inattendues ou de phénomènes cicatriciels inhabituels.
  • La cicatrice peut être un peu trop visible, distendue, mais elle est généralement cachée dans la pilosité pubienne. On sait que si les cicatrices s’estompent bien en général avec le temps, elles ne sauraient disparaître complètement. À cet égard il ne faut pas oublier que si c’est le chirurgien qui réalise les sutures, la cicatrice, elle, est le fait du patient.
  • Ainsi ces cicatrices sont soumises aux aléas de toute cicatrisation avec le risque d’une évolution hypertrophique qui nécessitera un traitement spécifique.

Les complications envisageables

Une pénoplastie bien que réalisée pour des motivations essentiellement esthétiques, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liées à tout acte médical, aussi minime soit-il. Les suites opératoires sont en général simples au décours d’une cure de gynécomastie. Toutefois, des complications peuvent survenir, certaines d’ordre général, inhérentes à tout acte chirurgical, d’autres loco-régionales plus spécifiques de la cure de gynécomastie. Il faut distinguer les complications liées à l’anesthésie de celles liées au geste chirurgical.

En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le médecin anesthésiste informera lui-même le patient des risques anesthésiques. Il faut savoir que l’anesthésie induit dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins faciles à maîtriser : le fait d’avoir recours à un Anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical, fait que les risques encourus sont devenus statistiquement très faibles.
Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d’immenses progrès ces trente dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé.

En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement.

Heureusement, les vraies complications sont rares à la suite d’une phalloplastie réalisée dans les règles. En pratique, l’immense majorité des interventions se passe sans aucun problème et les patients sont pleinement satisfaits de leur résultat. Pour autant, et malgré leur faible fréquence, vous devez quand même connaitre les complications possibles :

La survenue d’un hématome, en fait assez rare, peut justifier une évacuation.
• La survenue d’une infection est prévenue tant par une hygiène pré et post- opératoire rigoureuse jusqu’à cicatrisation complète que par la qualité des pansements et une antibiothérapie prophylactique.
Une désunion provoquée par des érections post-opératoires intempestives entraînera un retard de cicatrisation réglé par des soins infirmiers en quelques semaines.
On peut observer des phénomènes de retard de cicatrisation, notamment chez les patients diabétiques.
• Une nécrose cutanée est rarement observée : elle est en règle générale limitée et localisée. La prévention repose sur une indication bien posée et sur la réalisation d’un geste technique adapté et prudent suivi de soins post-opératoires de qualité.
La cicatrice peut être hypertrophique dans la première année post-opératoire voire chéloïdienne, mais elle est masquée par la pilosité pubienne.
• Il n’y a pas à redouter de troubles de l’érection ni d’altérations de la sensibilité : la sensibilité normale réapparaît le plus souvent dans un délai de 2 à 3 mois après l’intervention.