Lifting fronto-temporal

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Définition, objectifs et principes

Le lifting fronto-temporal se propose de corriger les altérations de la partie haute du visage et de remplacer l’aspect «fatigué» ou «sévère» par une apparence plus fraîche et détendue, avec un regard plus ouvert.

Les disgrâces les plus communément visées sont les suivantes :
• Affaissement du front avec rides horizontales
• Affaissement des sourcils avec excédent de peau au niveau
des paupières supérieures
• Rides du lion entre les sourcils
• Rides de la patte d’oie au coin des yeux.

L’intervention, pratiquée aussi bien chez la femme que chez l’homme, peut être effectuée dès 40 ans. Toutefois, elle est parfois réalisée beaucoup plus précocement, lorsque les disgrâces sont constitutionnelles (facteurs héréditaires) et non pas liées à l’âge, comme des sourcils initialement bas ou certaines rides du lion précoces par hyperactivité musculaire.

Avant l'intervention

  • Un bilan pré-opératoire habituel est réalisé conformément aux prescriptions.
  • Le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures avant l’intervention.
  • Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention.
  • L’arrêt du tabac est vivement recommandé, au moins un mois avant et 15 jours après l’intervention.Le tabagisme aggrave le risque de complication post-opératoire de toute intervention chirurgicale. Arrêter de fumer 6 à 8 semaines avant une intervention supprime ce sur-risque.
  • Un shampoing antiseptique sera réalisé la veille au soir et le matin même.
  • Il est fondamental de rester à jeun (ne rien manger ni boire) 6 heures avant l’intervention.

Type d’anesthésie : Le lifting fronto-temporal peut être réalisé sous anesthésie générale ou sous anesthésie locale approfondie par des tranquillisants administrés par voie intra-veineuse.

Modalités d’hospitalisation
: L’intervention peut se pratiquer en «ambulatoire», c’est-à-dire avec une sortie le jour même après quelques heures de surveillance. Toutefois, dans certains cas, une courte hospitalisation peut être préférable. Il peut être indiqué de rester hospitalisé la nuit qui suit l’intervention.

L'intervention

Chaque chirurgien adopte une technique qui lui est propre et qu’il adapte à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats. Toutefois, on peut retenir des principes de base communs :

  • Incisions cutanées : Elles font entre 5 et 10 mm, sont au nombre de trois à cinq, et sont placées dans le cuir chevelu, quelques centimètres en arrière de la lisière des cheveux du front. L’une d’elles permettra le passage de l’endoscope relié à une mini caméra-vidéo, les autres livrent passage aux différents instruments spécifiquement adaptés à cette chirurgie endoscopique. Le tracé de ces incisions correspond bien sûr à l’emplacement des futures cicatrices, qui seront donc quasiment invisibles puisque très courtes et cachées dans les cheveux.
  • Décollement : La totalité du front et des tempes est décollée jusqu’aux arcades sourcilières et à la racine du nez.
  • Affaiblissement musculaire : Les muscles de la région sont alors fragilisés afin de traiter les rides dont ils sont responsables : muscle frontal pour les rides horizontales, muscles intersourciliers pour les rides du lion. D’autres actions spécifiques peuvent être réalisées en complément selon les cas.
  • Redrapage : les tissus décollés vont être remis en tension afin de déplisser les pattes d’oie, remonter les sourcils et supprimer l’affaissement du front. Ils seront maintenus en bonne position par des fixations profondes dont la nature varie selon les chirurgiens.
  • Sutures : Les petites incisions sont refermées, grâce à des agrafes cutanées faciles à enlever ou par des fils résorbables.

En fonction du chirurgien, de l’ampleur des améliorations à apporter et de la nécessité éventuelle de gestes complémentaires, l’intervention peut durer de 45 à 90 minutes.

Après l'intervention

Il n’y a pas de véritables douleurs, mais éventuellement un certain inconfort avec une sensation de tension du front, des tempes et des paupières. Les premiers jours, il faut se reposer au maximum et éviter tout effort violent.

Les suites opératoires sont essentiellement marquées par l’apparition d’un oedème (gonflement) et d’ecchymoses (bleus) dont l’importance et la durée sont très variables d’un individu à l’autre. Le pansement sera supprimé entre le 1er et le 3ème jour selon le chirurgien. Les agrafes sont retirées entre le 8ème et le 15ème jour.

Les stigmates de l’intervention vont s’atténuer progressivement, permettant le retour à une vie socio-professionnelle normale après quelques jours (5 à 20 jours selon l’ampleur des suites).

Une certaine insensibilité du front, éventuellement quelques démangeaisons du crâne, peuvent être observées durant les premières semaines. Elles disparaîtront progressivement.

Le résultat

Un délai de 3 à 6 mois est nécessaire pour apprécier le résultat définitif. C’est le temps nécessaire pour que la totalité de l’oedème se soit résorbé et que les tissus aient retrouvé toute leur souplesse.
Le plus souvent, l’intervention aura permis d’obtenir un embellissement et un effet de rajeunissement appréciable de la partie supérieure du visage, avec une suppression de l’affaissement du front, une ascension des sourcils, une remise en tension des paupières supérieures, un déplissement des rides de la patte d’oie, et une atténuation nette des rides frontales et intersourcilières.

Les résultats sont en règle générale durables et, bien que le processus de vieillissement ne soit pas stoppé par l’intervention, le bénéfice du lifting se fera sentir même plusieurs années après.

Le but de cette chirurgie est d’apporter une amélioration et non pas d’atteindre la perfection. Si vos souhaits sont réalistes, le résultat obtenu devrait vous donner une grande satisfaction.

Les imperfections de résultat peuvent résulter d’un malentendu concernant ce que l’on peut raisonnablement espérer. Il en est ainsi des rides qui peuvent être nettement atténuées sans disparaître complètement ou de l’excès de peau sur les paupières supérieures qui peut nécessiter une excision complémentaire à leur niveau pour parfaire le résultat.

Elles peuvent aussi survenir du fait de réactions tissulaires inattendues ou de phénomènes cicatriciels inhabituels. On peut ainsi parfois observer un oedème persistant pendant quelques mois, ou voir apparaître une petite asymétrie dans le positionnement des sourcils, ou une récidive de certaines rides intersourcilières.

Ces imperfections, si elles sont mal supportées, peuvent éventuellement être corrigées par une petite « retouche » qui se fera habituellement sous simple anesthésie locale à partir du 6ème mois post-opératoire.

Les complications envisageables

Un lifting fronto-temporal, bien que réalisée pour des motivations essentiellement esthétiques, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés à tout acte médical, aussi minime soit-il. Il faut distinguer les complications liées à l’anesthésie de celles liées au geste chirurgical.

En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le médecin anesthésiste informera lui-même le patient des risques anesthésiques. Il faut savoir que l’anesthésie induit dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins faciles à maîtriser : le fait d’avoir recours à un Anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical, fait que les risques encourus sont devenus statistiquement très faibles.
Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d’immenses progrès ces trente dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé.

En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement.

 

En pratique, l’immense majorité des interventions se passe sans aucun problème et les patient(e)s sont pleinement satisfait(e)s de leur résultat. Pour autant, et malgré leur rareté, vous devez être informé(e) des complications possibles :

• Hématomes : la plupart du temps sans gravité, ils peuvent justifier d’être évacués s’ils sont trop importants. Il ne faut pas confondre avec les ecchymoses (les bleus) qui sont normales après une intervention.
• Infection : exceptionnelle quand l’intervention est réalisée dans des conditions normales d’asepsie. Elle est toujours locale et jamais générale.
• Les complications telles que les anomalies de cicatrisation, les nécroses cutanées ou les alopécies localisées (chutes de cheveux) sont plus rares et surtout beaucoup plus discrètes que dans un lifting fronto-temporal classique du fait de la taille limitée des incisions. Cependant, leur risque est accru par l’intoxication tabagique.
• Lésions nerveuses : elles peuvent parfois concerner certaines branches sensitives et être alors responsables d’une certaine insensibilité et de démangeaisons du front ou du cuir chevelu qui finissent par s’atténuer après quelques mois. Une paralysie de la branche frontale motrice est beaucoup plus rare et n’est heureusement que temporaire dans la plupart des cas décrits.